TGVUne douce mélodie parvient à mes oreilles et me sort du sommeil profond dans lequel je baigne sereinement. J’ouvre difficilement un œil et le tourne vers les leds rouges de mon radioréveil, 4 :30… j’appuis sur le bouton magique qui arrête tout et me tourne lamentablement de l’autre côté m’octroyant encore une dizaine de minutes de demi-sommeil. Le TGV est à 6 :01, la gare est à 30 minutes, je calcule rapidement l’heure à laquelle je dois partir. Je me lève ensuite et descend à la cuisine me préparer mon café matinal indispensable. J’allume mon PC au passage et revient quelques minutes plus tard avec une tasse chaude et fumante entre les mains. Il ne faut pas que je perde trop de temps. J’ai du mal à me réveiller et à prendre le rythme habituel : brossage de dents, douche, maquillage, habillage, coiffage, parfumage…
               
5 :20, je me dépêche, je sens que je vais être en retard, bien que la circulation à cette heure-ci est plutôt fluide.


5 :45, je suis proche de la gare mais je n’aurais pas le temps d’aller au parking sous-terrain car je viens de penser qu’il faut que je passe récupérer mon billet au guichet automatique. Hum pas beaucoup de temps. Je me gare sur un emplacement payant rouge… zut, j’ai pas de monnaie. Tant pis, j’attrape mon sac et j’entre dans la gare.
      
5 :50, je tape le code sur le distributeur pour obtenir mon billet mais rien ne se passe. Je tape une nouvelle fois… encore rien. Je cours vers le guichet où une jeune femme m’attend avec le sourire (à souligner car cela m’a fait plaisir). Elle prend ma feuille, tape le code à son tour et me donne mon billet… Ouf, j’ai eu chaud.
         

5 :57, je suis sur le quai, le train est là. Je cherche ma voiture. Mon chef a réservé une première classe, et par chance, la porte est juste en face de moi. Je monte rapidement dans le wagon. Mon chef m’aperçoit et me sourit. Je sens dans ce sourire un certain soulagement. J’ai le gros défaut d’être toujours en retard ou plutôt toujours excessivement à l’heure. Les impondérables me jouent souvent des tours. Mais là, j’avoue que j’ai eu peur aussi.

6 :01, le TGV s’ébranle et commence à glisser sur les rails. Nous voilà en route pour Paris ou plutôt Rueil-Malmaison à trois heure de là.

Le trajet est agréable. Nous discutons du dossier pour lequel cette rencontre est organisée. Un fournisseur nous cause de gros soucis avec ses facturations et nous devons trouver une solution. Le comble c’est que c’est ce même fournisseur qui nous a fourni nos billets de trains. Nos correspondants travaillent sur Paris et deux personnes de notre société étant aussi sur Paris, il était logique que nous fassions le voyage.

Arrivée à Paris, gare de Lyon, nous nous dirigeons vers le RER qui doit nous amener à destination. Jusque là pas de problème, mais, à la sortie de la gare du RER c’est une pluie battante qui nous accueille. Je n’ai pas de parapluie et H. non plus. La poisse… J’ai une écharpe que je pose sur ma tête. Elle est rose… J’arrive dans cet accoutrement devant les bureaux parisien de mon entreprise. Il est 10 :00. La réunion est à 10 :30, ce qui nous laisse le temps de prendre un café après avoir trouvé la salle dans un dédale de couloirs identiques simplement différenciés par une lettre de l’alphabet. Quelle trouvaille ! Ce qui m’étonne le plus c’est que nous sommes les premiers. Je suis un peu déçue pas ces bureaux soit disant design. Il ne s’agit plus de "bureaux paysagés" mais d’"open spaces". La différence ? On fournit plus les plantes vertes apparemment.

A 10 :45, une autre invitée arrive. Elle vient aussi du même endroit que nous mais a préféré partir la veille. Finalement, les personnes les plus éloignées sont les premières arrivées.

11 :00, l’acheteur responsable qui travaille sur les lieux fait son entrée s’étonnant de notre présence…et se confondant d'excuses.  Les correspondants du fournisseur n’étant pas encore là, nous commençons à échanger sur les problématiques. J’ai pris le temps de brancher mon portable et de mettre en route le barco. Ouf, tout semble fonctionner correctement.

11 :30, cinq autres personnes arrivent enfin… Elles nous saluent, mais ne s’excusent pas. Il y a deux hommes et trois femmes. Chacun s’installe et après un rapide tour de table nous pouvons commencer notre exposé des faits et les solutions que nous proposons. Je n’entrerais pas dans les détails de la discussion qui fut très vive et en même temps constructive. Nous sommes client et de ce fait nous nous devons d’avoir quelques exigences vis-à-vis de ce fournisseur qui lorsqu’il nous a vendu son service nous a certifié que tout était possible. Mais les vendeurs ne sont pas les payeurs et lorsqu’on gratte un peu on s’aperçoit très vite qu’il y a mal donne.

Personne n’a rien préparé à part nous et heureusement car sinon la discussion aurait tournée en rond. Nous avons d’ailleurs peaufiné le tout durant les trois heures de trajet matinal.

16 : 30 La réunion se termine et il faut repartir très vite pour ne pas rater le train de 17 :45. La pluie a cessé et c’est tant mieux car je me vois mal repartir avec mon « tchador » rose bonbon sur la tête ;o).

Le trajet de retour se passe très vite car je décide d’attaquer le compte rendu. Mon chef fait la moue car il est malade en train lorsqu'il lit mais j’arrive à le convaincre de nous y mettre rapidement. C’est autant de temps gagné, les idées étant encore chaudes dans nos esprits. Je sors mon portable. Je tappe, il me soumet des idées sans quitter le paysage des yeux. Je prend quand même le temps d'aller me chercher un croque monsieur et une salade de fruit. 

20 :45, nous sommes à quai. Je prends congé de  H. et retourne rapidement à ma voiture sachant ce que j’allais trouver sur le pare-brise. Elle est là, trempé de pluie. Une petite feuille blanche sur laquelle est indiquée 11 euros… pour stationnement non payé. Ouf, je pensais que ce serait plus. Dommage que notre société ne rembourse pas les PV.

H. m’a appris le lendemain qu’il avait réglé 13,20 euros. Finalement, à quoi ça sert de payer le parking quand l’amende est moins chère ?

C’est une journée bien remplie qui se termine et j’avoue que j’ai été  heureuse de retrouver ma couette quittée trop tôt ce matin ;).

J'ai eu beau balayer des yeux les wagons aller et retour qui était bomdé par une population essentiellement masculine, je n'ai pas aperçu l'homme de ma vie au milieu de ces costards/cravates, ni même éprouvé un soupçon de désir au regard de l'un d'eux. 

Quelle poisse !!! (sourire)