samedi 28 février
Savez-vous faire des créneaux ?
Lorsque j'ai eu mon permis de conduire, j'habitais dans une rue où il n'y avait aucun problème pour se garer. Mais dans ma tête de blonde, je me suis dis qu'il fallait que je devienne une pro des créneaux pour ne pas être stressée en ville. Chaque soir donc, en rentrant du bureau, je cherchais une place où il fallait obligatoirement faire un créneau. Mes voisins, s'ils m'apercevaient de leur fenêtre, devaient me prendre pour une folle car nombre de places étaient accessibles tout autour. J'imagine le mari interpelant sa femme en lui disant un sourire en coin, "regarde, c'est la blonde qui vient se garer...soit elle a pas les bonnes lunettes, soit elle est un peu timbrée... en tout cas, il n'y a qu'une femme au volant pour se compliquer la vie à ce point..."
Bravant les critiques, chaque soir, je réitérais mes créneaux jusqu'à devenir une pro. Aujourd'hui je me gare dans un mouchoir de poche et j'en suis heureuse. J'ai l'oeil pour savoir immédiatement si la place est suffisamment grande et généralement en deux coups de volants je suis garée.
En revanche... dans le petit jeu suivant ... j'ai beaucoup plus de mal.
http://hansa.i-net.lt/files/voiture.swf
et vous ?? ;)
Mon premier score : 10,24
________________________
1 - Cliquez sur play au bas de l'écran
2 - Utilisez les flèches pour avancer reculer, tourner à droite ou à gauche
3 - Noter votre score Attention, ça peut énerver !!! ;o)
Plus tard j'essaierai le saut en parachute ;o)
Cliquer sur jump puis ouvrez votre parachute. N'oubliez pas de regarder dans quel sens souffle le vent.. j'ai essayé, une vrai catastrophe ;).
mercredi 25 février
Des pluriels méconnus...
Petit entacte... Venez jouer avec moi sur mon autre site
et proposez-nous vos pluriels les plus loufoques ou composer votre texte très hellénique ;)
ps : je laisse la porte ouverte entre mes deux blogs...je vous attends ;o)
mardi 10 février
Soirée imprévue
Je n'ai toujours pas de voiture. La pièce devait arriver aujourd'hui mais comme souvent... elle n'était pas là... Le nombre de lapins que peut vous poser un garagiste est pire que ceux poser par un amoureux... faux amoureux d'ailleurs :)
Ce soir, donc, j'ai appelé mon frère, celui qui vient de perdre sa petite femme chérie, sa petite malade depuis dix ans. Je lui ai demandé s'il pouvait venir me récupérer à mon bureau. Il vient de se faire opérer de la thyroïde et a perdu un peu sa voix. N'y connaissant rien à l'affaire, j'essaie quand même de le rassurer sur le fait que ce problème est passagé. Il est donc passé me chercher et après s'être arrêté à la maison pour boire un petit verre entourés des amours de ma blondinette, j'ai nommé Shelsy et Luna, il me propose une sortie au resto... Malgré mes kilos en trop que je porte comme une croix chaque jour, j'ai accepté car j'ai senti qu'une petite sortie avec sa petite soeur lui ferait du bien.
Je ne suis pas bavarde mais pour le coup je me suis forcée afin qu'il parle le moins possible pour reposer sa voix. J'ai parlé de mon travail... il n'y a qu'avec lui et mon autre frère (c'est étonnant quand même !) que je peux le faire, il semble être le seul à comprendre à peu près de quoi je cause et finalement c'était une bonne chose. Cela m'a fait du bien et lui, n'a émis que quelques mots approbateurs ou réprobateurs.
Il va bien... je l'ai trouvé très bien. Il m'a confié ne plus être angoissé comme il l'était avant. Il a trouvé une sérénité au milieu de son chagrin d'avoir perdu celle qu'il aimait, sa complice, sa confidente, son intime... Pierre dans son dernier billet parle du couple. J'avais avec eux, l'exemple même de ce que cela pouvait être et que je n'ai que très peu connu pour ma part finalement. On voit la valeur d'un couple dans les tourments qu'il traverse. Si la colle ne cède pas à ce moment là c'est qu'elle ne cédera jamais. Il faut quand même que je précise que mon frère a été un mari exceptionnel...
Il m'a confié avoir passé une agréable soirée. Je lui ai dit qu'il fallait maintenant qu'il apprenne à vivre pour lui, chacun, nous avons la notre à vivre, à continuer malgré tout. Savoir apprécier chaque instant en hommage à ceux qui n'ont pas eu cette chance. Il était d'accord, il a envie de vivre sa vie comme le lui a dit H, avant de le quitter. "Vis, la vie est trop précieuse pour qu'on la délaisse. Refais ta vie, ne reste pas seul si je te laisse un jour...". Des mots ancrés dans sa tête et dans sa vie et qui lui permettent, malgré tout, de rester serein. Il l'aimait, elle l'aimait, il a tout fait pour elle avant qu'elle ne nous quitte, voilà le secret de sa sérénité. Il n'a rien à se reprocher, rien qu'il ne puisse regretter... et il en récolte aujourd'hui les fruits... la SERENITE d'avoir toujours été présent, de ne jamais l'avoir abandonnée, d'avoir fait tout ce qu'un mari pouvait faire sauf d'échanger leur place... On est seul face à la maladie, face à la mort. Quoique l'autre fasse ou dise, on est toujours seul dans sa tête, seul dans son corps. On ne peut échanger, on ne peut passer son temps à se plaindre de ce que l'autre ne vit pas, ne comprendra peut-être pas... On est dans son monde comme ELLE était dans le sien. Mon frère l'a accompagnée durant de longues années.
Je suis contente car j'ai réussi à lui donner le gout de la peinture au couteau un soir où il est venu chez moi. Je lui ai donné des tubes et des couteaux, une image, une toile vierge, et je lui a dit, allez, lance toi, la toile est à toi fais en ce que bon te semble... Nous avons passé quelques heures très sympas, à ne penser à rien d'autre qu'à nos couleurs. Le jaune, le bleu, le vert... ajouter un peu de blanc ici et là et puis tout effacer parce que ça ne ressemble à rien... et puis recommencer...
Dans la semaine, nous allons lui acheter quelques tubes et des accessoires pour qu'il puisse s'y mettre seul chez lui. J'ai hâte de le voir à l'oeuvre, il est doué pour le dessin, c'est un perfectionniste et je suis sûre qu'il va y laisser des heures et des heures... C'est une bonne chose, c'est sa vie qui commence....
Quant à moi... la vie passe. J'apprécie de plus en plus ma liberté de vivre, de penser. Ma liberté d'être, sans containtes liées au regard de l'autre. C'est bon de se laisser aller quelquefois, de n'avoir pas de scrupules à ne pas s'habiller durant une journée entière, de rester vautrée sur le canapé, de se faire tous les feuilletons les plus nuls de l'après-midi, de se poser sur son PC, de regarder la pluie tomber dehors et de se glisser sous la couette avec un bouquin en se disant...avec une certaine satisfaction... pfffffff fait pas beau pour sortir... la belle excuse !... :o)...
mardi 03 février
Anecdote "révolutionnaire"...
Jeudi dernier,jour de la manif nationale, j'avais rendez-vous avec mon nouvel avocat qui me défend du premier. Pas question pour moi d'aller à la manif et de rater ce rendez-vous important. C'est l'avocat du "Que choisir" de la région. C'est d'ailleurs un peu ce qui m'a motivée à aller voir cet avocat plutôt qu'un autre, appuyée également par un ami que nous avons en commun.
J'arrive donc avec mon frère (qui avait lui aussi un dossier important à lui remettre) chez ce fameux avocat lorsque la secrétaire nous annonce qu'il aura un peu de retard.. Bien... pas grave...nous attendrons. Elle nous propose d'aller boire un café au bar du coin en attendant. Nous revenons une demi heure plus tard et notre avocat n'était toujours pas là.
La secrétaire nous demande de patienter et elle l'appelle sur son mobile. Nous devinons sans peine le dialogue qui s'installe :
- Il y a deux clients pour vous qui attendent
- Je suis à la manif, je peux pas venir
- Mais vous aviez rendez-vous !
- Ils avaient qu'à venir aussi manifester... Dites leur de m'excuser et que je les verrais à 14 h
La secrétaire raccroche et je lui dis avec un sourire en coin :
- Nous ne pouvions pas aller à la manif car nous avions un rendez-vous important avec un avocat...