Vie de femme

Une vie simple et complexe à la fois...

samedi 31 janvier

Il faut toujours se battre...

Après une bataille contre la société P. que nous avons gagnée en appel (surement pas grace à notre avocat qui n'a pas bougé le petit doigt et qui nous a même conseillé de ne pas faire appel) et dédiée à la mémoire de mon père. Après une bataille contre notre avocat qui voulait plus que ce que la convention lui autorisait et contre le batonnier qui le soutenait, que nous avons également gagnée devant le Premier Président de la cour d'appel. Il faut maintenant continuer à se battre contre l'avocat qui ne veut pas nous rendre notre dossier, prétextant que nous lui devons encore quelquechose... Ce quelquechose, ni l'avocat, ni le batonnier n'ont été capable de me le dire malgré les nombreux courriers que je leur ai envoyés.

J'ai du prendre un second avocat pour demander au premier de nous rendre le dossier. Ce qu'il a fait. En réponse il a reçu une lettre (non officielle, donc pas de copie pour moi) lui indiquant qu'il n'avait pas à me rendre le dossier car il a quatre client (mes frères, ma mère et moi) et que, de plus, je ne lui ai jamais présenté de certificat de naissance pour lui prouver ma filiation... On croit rêver.

Mon avocat lui a donc fait une réponse non officielle lui indiquant qu'il fallait arrêter de jouer au chat et à la souris. Il m'a demandé quand même de fournir un document signé de nous quatre lui demandant expressément la restitution du dossier. La bataille ne s'arrêtera pas là... Je suis tenace et ce n'est pas un avocat comme lui qui va mettre en balance toute la profession. Il est à lui seul une honte pour sa profession. J'espère que le second saura se montrer à la hauteur.

Je suis peut-être blonde mais je sais lorsqu'en tant que citoyenne, je suis dans mon droit et je ferai en sorte qu'il s'applique à cet avocat à qui d'ailleurs je vais demander une copie de ses diplomes en échange de la copie de mon acte de naissance prouvant que je suis bien la fille de mon père et qu'à ce titre j'ai le droit de le défendre et de défendre ma famille...

La suite très bientôt...

 

Posté par Christine_ à 21:55 - Le procès de ma vie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


samedi 24 janvier

Une blonde hirsute dans la nuit noire et froide...

Hier soir je suis restée tard sur mon pc avec mon frérot à regarder des vidéos de peintures aux couteaux afin de m'imprégner de la méthode... Il va venir aux cours avec moi et ça me fait très plaisir. Cela lui changera les idées et il passera un moment sympa, entouré de femmes, puisqu'il sera le seul représentant de la gente masculine... Mais cela ne lui fait pas peur ;).

Je disais donc que cette nuit je me suis couchée assez tard mais comme à mon habitude, peu importe l'heure, il faut que je lise quelques pages d'un livre pour m'endormir sereinement et oublier mes tracas quotidiens. Ce faisant, je me suis endormie vers 2 heures. Blondinette travaillait cette nuit et j'étais donc seule avec les deux amours de sa vie, Shelsea et Luna. C'est vers 4 heures que le gémissement de Shelsea me réveilla. Elle semblait vouloir sortir, peut-être pour assouvir quelques besoins pressants. Je descendais donc, habillée d'un seul pull que j'enfile pour dormir car ma chambre n'est pas chauffée et j'aime dormir dans la fraicheur. C'est complètement endormie et au radar que j'ouvre la porte afin de faire sortir les deux lousticks. Shelsea s'élance alors au dehors avec une rapidité fracassante et continue sa course jusqu'au petit portail de bois qu'elle saute allègrement grace à son élan et la voilà errant dans le lottissement. Je ne sais plus que faire... mais il faut absolument que je la récupère car je ne suis pas sûre qu'elle reviendra seule étant donné son amour de la liberté. J'enfile un long manteau, des bottes sur mes pieds nus et cours au dehors. Je l'aperçois, passant derrière quelques voitures sagement stationnées (heureusement elle est d'une couleur claire) et dont les conducteurs doivent dormir profondément à cette heure de la nuit. Il fait froid, quelques degrés au dessous de 0, mais je ne le sens pas tellement je suis occupée à me demander si je vais réussir à la ramener. Je m'élance donc vers le fond du lotissement où je l'aperçois courant vers d'autres immeubles, le nez au sol sentant probablement la trace récente d'un chat. Plus je m'approche d'elle et plus elle s'éloigne. De plus elle n'a pas son collier et pour l'attraper ce ne sera pas une mince affaire. J'aurais du prendre quelques brioches pour l'attirer, me dis-je....

Au rond point, marquand la fin du lottissement, je la vois se balader dans l'herbe le nez en l'air. Heureusement, la nationale est loin et elle est dans un cul de sac. Je m'approche, l'appelle mais elle me lance un regard et continue sa balade. La colère monte en moi. J'ai envie de la laisser et de rentrer me remettre sous la couette mais une petite voix me dit qu'il vaut mieux la ramener avant qu'elle ne fasse peur aux personnes qui pourrait la croiser. Elle est assez impressionnante. Je l'appelle, elle s'approche un peu et là je l'attrape par la peau du cou. Malheureusement elle est tellement craintive qu'elle s'applatit au sol avec la peur que je la frappe. Je me dis alors qu'il est inutile que je la traine jusque chez moi et décide de la porter. Elle est lourde, elle doit peser pas loin de 25 kg ou plus. Je marche quelques mètres. J'ai l'air d'une potiche, le manteau couvrant à peine mes jambes nues, pas coiffé et un gros chien dans les bras. Je croise au passage un jeune, rentrant probablement d'une soirée chez des amis, qui me salut avec un sourire. J'ose à peine le regarder en lui rendant son bonjour. Oui, c'est un bon jour, qui commence super bien. J'ai mal aux bras et je m'essoufle. Je pose quelques secondes Shelsea sur le capeau d'une voiture sans toutefois la lacher, histoire de reprendre ma respiration puis je reprends ma route. Plus qu'une centaine de mètres avant de la reposer derrière le portail. Je n'ai plus de forces lorsque j'arrive. Elle ne bronche pas. Je la pose au sol et la traine par le cou, la laissant derrière le portail que je prends soin de refermer.

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Il est 5 heures du matin, lorsque le coeur battant, je remonte me coucher. En me levant ce matin, je me suis demandée si je n'avais pas vécu un cauchemard... ;) Shelsea et Luna dormaient profondément l'air plus gentilles que jamais...

Posté par Christine_ à 14:45 - HUMOUR - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 22 janvier

Bêtise juvénile...

nouveaux_bureauAujourd'hui au bureau il est arrivé un mini "incident" qui m'a perturbée. Non par le fait que j'étais visée par cette personne qui doit avoir pas loin de mon age mais plus par son comportement enfantin, je dirais même juvénile et inquiétant. Vous allez me dire que je donne de l'importance à des futilités mais ce qui m'inquiète c'est que s'il existe une personne comme celà, il en existe plein d'autres.

Je n'ai aucun problème relationnel au bureau. Je ne m'occupe de personne, je n'ai jamais un mot plus haut que l'autres avec quiconque et surtout je ne bave pas par derrière comme certains adorent le faire. Souvent c'est une situation qui me dérange terriblement et dont je m'écarte rapidement.  Dans un même service comptable, nous sommes trois services séparés par des tâches différentes. Il semble que des barrières virtuelles se soient levées entre ces trois services notamment pour les croissants du matin qui généralement ne passent pas les barrières...Je trouve cela amusant mais compréhensif aussi dans la mesure où nous sommes une trentaine de personnes. J'ai dit trois services mais moi seule avec le jeune intérimaire qui m'assiste, nous formons l'un d'eux face aux deux autres d'environ 15 personnes.

Ce matin donc, je dépannais l'une de mes bases Access sur le poste d'un collègue dans l'un des services. Je passe donc gentiment saluer toutes les personnes dont la majorité est attroupée autour d'un petit déjeuner consistant. La collègue ayant offert ce petit déjeuner était affairée à découper des tranches dans une brioche lorsque je m'approchais du groupe. L'un de mes collègues me demande s'il m'offre un café et avant même ma réponse j'entends "Mais je ne l'ai pas invitée...!". Le collègue me regarde et lui répond alors "je ne l'ai invité qu'à boire un café...là j'ai le droit !".  J'ai eu l'impression de me retrouver subitement 25 ans en arrière lorsque certaines petites garces à peine majeures jalousaient les autres générant une ambiance catastrophique et la formation de bandes comme à l'école primaire. J'ai toujours refusé d'appartenir à l'un ou l'autre des clans. Je n'ai donc rien répondu qu'un sourire et je suis allée récupérer mon disque dur externe où mon collègue, pendant ce temps, avait chargé sa base pour que je la teste.

Je me fichais complètement de cette brioche d'autant qu'on m'avait apporté un pain au chocolat quelques minutes plus tôt dans mon bureau.

Je crois que finalement, Lundi, je vais acheter des brioches et des pains aux chocolats pour tout le monde, aller voir cette personne et lui dire simplement "sers toi... " très fort et en la regardant droit dans les yeux avec un sourire enjoleur.

Je ne vais pas devenir conne parce que des connes sont parmi nous... quand même... ;)

Bon, je sais, c'est pas important mais c'est avec de petites réflexions de ce genre qu'on plombe une ambiance d'autant que si j'avais été à sa place je me serais fait un plaisir de lui proposer de partager notre petit déjeuner...

Mais je ne suis à la place que de moi-même...

 

Posté par Christine_ à 21:09 - mon travail - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 21 janvier

Mes premières peintures...

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Voici ma toute première peinture au couteau. Un paysage un peu lugubre de soleil et d'orage mélangé. Je le trouve passablement raté mais je viens de débuter et cela me permettra de voir mes progrès lorsque je déciderais de le repeindre à nouveau.

Le second tableau est une maison au toit de chaume. J'avoue que j'ai galéré pour faire le toit qui a du changer de couleur plusieurs fois avant que je ne me dise que le mieux était l'ennemie du bien et qu'il fallait que j'en reste là...

Notre prof attendait de nous un tableau en trois D en tenant compte de la ligne d'horizon. 

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Les deux prochains seront un poisson fait en cours (tous les jeudis soirs) et un que je vais faire chez moi, une barque sur une rivière... Je vais en baver avec les reflets dans l'eau mais on n'apprend rien dans la facilité...

En tout cas, je découvre la peinture au couteau sur toile et j'adore ;).

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mardi 20 janvier

Il y a des jours sans et avec...

Après une journée bien remplie comme celle où l'on a l'impression d'avoir été utile sur quelques sujets particuliers, j'ai décidé de quitter le bureau de bonne heure afin d'aller faire quelques courses.  C'est donc vers 17:30 que je prends ma voiture. J'allume la quatrième cigarette de la journée et c'est un plaisir sans nom lorsqu'on a passé l'après-midi devant son pc à triturer des chiffres et des pourcentages dans tous les sens, quand on a assisté à deux réunions importantes, quand on a résolu quelques problèmes dont on ne pensait jamais sortir.

Rover_45_blue_vlA 1 km de là, je m'arrête à un feu puis redémarre et c'est au moment de passer en seconde que je m'aperçois que c'est impossible. La voiture continue sa route en roue libre et moi j'essaie désespérément d'enclencher une vitesse mais rien à faire, aucune ne fonctionne. J'allume mes warnings et stoppe le véhicule, veillant à ne pas trop géner la circulation. Le pied appuyé à fond sur l'embrayage, je malaxe mon levier de vitesse dans tous les sens mais il reste bloqué au point mort. Je coupe alors le contact et là, aucun problème pour passer les vitesses. Je lève le pied de l'embrayage et c'est en voulant le rappuyer que je m'aperçois du problème... le cable d'embrayage m'a fait faut bond. Que faire... Je reste un instant sans le savoir. Je réfléchis quelques minutes, je sors le mobile de mon sac pour appeler mon garagiste puis je me ravise. Il est à 15 km de là et je ne vois pas ce qu'il pourrait faire.

Ma réflexion me mène au fait que, le moteur arrêté, les vitesses fonctionnent. Je décide donc, dans ma petite tête de blonde, que si je mets le contact après avoir passé la troisième, je pourrais démarrer et rouler à un rythme acceptable. Ce que je fis, non sans verser quelques gouttes de sueur en me demandant ce qu'il allait advenir. J'enclenche donc la troisième et démarre le moteur en appuyant à fond sur l'accelérateur... CA MARCHE... Après avoir broutter quelques peu, me voilà en vitesse de croisière... MAIS... il ne faut surtout pas que je m'arrête.

Je décide de prendre quand même l'autoroute en me disant que c'est là que j'ai le plus de chance d'avancer sans être stoppée dans un rond point ou par un feu... Le gros problème reste à venir car la sortie que je prend est régulièrement encombrée et si c'est le cas, je ne sais pas si la voiture pourrait repartir en côte. Lorsque j'approche de la sortie en question je commence à angoisser sérieusement et me prépare à mettre les warnings mais apparemment tout va bien. Les voitures avancent normalement et rien ne semble pouvoir m'arrêter. Je sors donc de l'autoroute et là j'angoisse à nouveau car au bout, il y a un feu en côte. Je décide alors de prendre la rocade. Cela allonge un peu le trajet mais me parait plus sûr dans la situation actuelle. J'arrive finalement au garage sans encombre sauf qu'à 18:30, il avait baissé le rideau. Qu'à cela ne tienne, je laisse ma voiture et mes clés cachées derrière un pot de fleurs me disant que je l'appellerais demain à la première heure.

Malgré la buine et la nuit tombée, je décide d'aller faire quelques courses au supermarché qui ne se trouve pas très loin. A la sortie, je fouille machinalement mes poches et me rappelle alors que je n'ai pas de voiture mais que je n'ai pas non plus les clés pour rentrer chez moi puisque je l'ai ai oubliées sur le trousseau. Je retourne donc au garage avec mes courses, récupère les clés de ma maison et glisse les clés de la voiture dans la boite aux lettres en me disant que j'avais eu une idée de génie de ne pas le faire avant.

talonsJe rentre alors chez moi en me disant qu'il faudrait bien un jour que je troque ces talons élégants contre des chaussures de marche. Chers messieurs, vous n'imaginez pas ce que les femmes endurent pendant que vous portez vos "bateaux" sans talons... Nos chaussures ne sont pas faites pour marcher, tout au plus pour piétiner sur la moquette d'un bureau... ;o).

01_10_08_0004Je rentre chez moi en espérant que mes deux loustics, j'ai nommé Luna (petite bulldog française) et Shelsea (American Staff bull terrier) n'ont pas fait des siennes, étant seules à la maison depuis 9 h du matin. J'ouvre et inspecte les lieux pendant qu'elles me font des fêtes. Rien... elles ont été sages comme des images. Je les récompense avec un pain au lait. Je range mes courses, en sueur malgré la température hivernale et on sonne à la porte. C'est mon frère qui vient m'inviter au resto... Il ne pouvait pas mieux tomber... Je lui raconte mes mésaventures et nous partons, heureux de nous retrouver pour partager un repas. Pour la voiture... on verra demain... ;)

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samedi 17 janvier

Soirée détente au cinoche...

largoLa semaine dernière, j'avais interdit à mon frère d'aller voir ce film sans moi. Hier, il m'a donc proposé de l'accompagner car il avait décidé d'aller voir Largo Winch...

J'ai beaucoup aimé. On ne s'ennuie pas une seconde et c'est, pour moi, la définition d'un bon film. Il m'est souvent arrivé, lors de sorties ciné, d'avoir hâte que le film s'achève tant je m'y ennuyais. Hier soir, j'ai apprécié d'abord l'acteur principal qui n'est autre que Tomer Sisley, un humoriste et qui s'en sort très bien. Je trouve même qu'il n'a pas été utilisé à ses pleines possibilités dans ce film ou somme toute, ses dialogues ne sont pas nombreux.

C'est le premier volet de la bande dessinée que je connaissais mais que je n'ai jamais lue. Un homme adopte un enfant. Cet homme est le fondateur du groupe Winch et son petit garçon sera donc le seul et unique héritier. L'enfant est confié à un couple d'amis et élevé avec un frère et beaucoup d'amour. Son père vient le chercher un jour pour l'initier à son prochain rôle de chef de l'empire Winch. Le père décède et le monde entier découvre l'existence d'un seul et unique héritier... Largo...

C'est un film détente, sans prise de tête et c'est dans cet esprit que je vous conseille d'aller le voir...

De plus, c'est un film français... alors poussons un peu des cocoricos de temps en temps... ;)

Critiques de Jacques Coulardeau

ENFIN LES FRANÇAIS SE RÉVEILLENT. Le cinéma français a croulé pendant des décennies sous deux principes absurdes. D’une part que c’était du cinéma français et donc que la seule langue qu’il pouvait parler était le français. Mépris absolu pour le monde non-français. La télévision a un peu changé cela, mais pas tellement. La deuxième erreur est une erreur artistique. C’est le mépris pour les films d’action et pour les films qui ne se centrent pas sur la psychologie secrète des hommes et des femmes, donc une psychologie que l’on ne peut saisir que par le langage car elle doit être révélée de cet intérieur invisible par ailleurs. Le cinéma français se faisait plus proustien que Proust lui-même et quelque part rejetait l’approche événementielle de l’œuvre d’un Victor Hugo par exemple, pour ne pas parler d’Eugène Sue ou Théophile Gauthier ou Alexandre Dumas, tous des petits et piètres littérateurs. Et ce qui n’était pas comme ça était méprisé au plus haut point, Jean Paul Belmondo ou Alain Delon en tête. Un effet positif de la globalisation ou de la mondialisation aura été de forcer le cinéma français à penser ses films au niveau de la planète et donc de sortir de son confessionnal laïque. Largo Winch est juste un personnage et une histoire de ce genre. Né d’une BD, il est déjà sorti d’un autre univers, mais en plus ce Largo est le fils de personne, il n’a pas de père et son père adoptif n’est qu’un ouragan que l’on fuit. Largo n’est donc qu’une histoire sans fin d’action, de fuite, de gangsters et tricheurs sans égaux et sans idée d’en finir. On voyage dans le monde entier et l’action principale se divise entre la Croatie, Hong Kong et le Brésil. Ce ne sont qu’assassins qui liquident leurs propres alliés, quand ce ne sont pas leurs patrons. Et c’est là que le discours est plus intéressant. Le décor de cette histoire est la finance internationale, les grandes entreprises qui ne sont aucune part et partout à la fois. Les patrons voyous en même temps que les patrons citoyens, et les deux souvent sont les mêmes car ce ne sont que des jeux, des rôles qu’ils jouent en alternance, et un patron voyou, quand il vire sa cuti et donne des millions à l’Unicef, devient candidat sérieux pour le Prix Nobel de la Paix, sans garantie qu’il restera vertueux plus d’une semaine après la remise de son prix qu’il verrouillera par une donation bien pensée et bine lourde à la Fondation Nobel. Cette irrévérencieuse remarque est une sublime vérité que l’on devrait avoir en tête plus souvent. Où que ce soit, qui que ce soit, celui qui a le pouvoir a les mains sales, même s’il a la morale pour lui d’une certaine façon. Il n’y a pas de bons qui n’aient besoin de se déterger les mains à l’eau de javel au moins, et parfois les amputer serait la bonne solution et la parfaite prévention contre une rechute. Le film dans ce domaine va encore plus loin. Tous les innocents sont tués et on en arrive à la lutte entre deux frères adoptifs qui se retrouvent frères ennemis pour un court instant avant de redevenir alliés, dans la mort de l’un des deux. Nous sommes aux antipodes des « Fusils de la Mère Carrar » de Bertolt Brecht. Il n’y a pas de morale dans ce film, mais l’immorale est que le pouvoir financier et industriel ne se transmet de père en fils, adoptif ou non, que par la mort, par l’utilisation d’une arme qui se passe sous la table et sous le manteau de ce père à ce fils et que c’est celui qui a reçu l’arme qui est le vrai héritier en dépit de tout le reste. Et dire que certains idéalistes et idéologues veulent moraliser cette folie. Pourquoi ne pas demander à l’Océan Pacifique de se retirer des côtés américaines ? Bien que pourtant il serait bien que l’Himalaya passe en Amérique pour qu’enfin les USA aient le point culminant de la planète. Ils culminent en tout, y compris en hypocrisie et en naïveté, mais pas en montagne. Dommage, car plus le singe grimpe haut dans le cocotier, plus on en voit le *** rouge.

Dr Jacques COULARDEAU, Université Paris Dauphine, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne & Université Versailles Saint Quentin en Yvelines

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mercredi 14 janvier

Ruptures...

eloignementJ'ai toujours eu beaucoup de mal à rompre une relation ou à accepter d'en faire le deuil. Il me semble impossible qu'une personne que je connais et que j'apprécie disparaisse de ma vie et pourtant, cela arrive quelquefois sans même que je m'en aperçoive.

Alors, aujourd'hui, j'essaie de construire des ponts solides mais il arrive que l'autre ne construise pas dans le même sens et je m'épuise. Que faire, laisser s'éloigner l'autre, celui qu'on avait envie de garder dans son rayon amical en sachant que cette personne ne fera pas l'effort de conserver un lien qui n'a peut-être pas la même valeur ?
J'ai quelquefois l'impression d'être comme un journaliste animalier qui étudie les comportements des êtres qui l'entourent. Il va vers eux, discrètement, pour ne pas les déranger dans leur vie. Il sait qu'il n'aura pas forcément de retour de la part de ces animaux, il donne ce qu'il a à donner et prend ce qu'on veut bien lui montrer.
Ce n'est pas toujours facile d'être dans l'attente de ce que l'autre veut bien donner. 

Je ne sais pas si les autres sont comme moi. Ils me semblent tellement différents, tellement lointains de ce que je suis, dans leur comportement. Lorsque je reçois un message, je réponds très rapidement comme si je ne voulais pas que l'autre soit en attente comme je le suis souvent, comme si je ne voulais pas que cette situation lui soit désagréable autant qu'elle l'est pour moi.

Finalement, je m'aperçois que je suis trop attentive à l'autre et pas suffisamment à moi, mon Moi. Et pourtant, en analysant bien les choses, rechercher ce retour qui ne vient pas toujours, est-ce par besoin ? Par recherche de mon propre confort personnel ? Parce que j'ai besoin du regard bienveillant de cette personne pour me sentir bien ?

Finalement, n'est-ce pas de l'égoïsme aussi que de vouloir s'approprier une relation, la construire au delà de ce que l'autre souhaite réellement et que je ne perçois pas. Certains vont et viennent, apparaissent et disparaissent puis réapparaissent à nouveau. Pour moi, une relation amicale doit être suivie et doit se faire dans le respect de l'autre, apporter une réponse à ses questions sans laisser passer des jours avant de se manifester.

Peut-être suis-je trop exigeante envers les personnes que j'apprécie parce que je voudrais qu'elle me donne autant que je peux leur donner ?

Aujoud'hui il m'est difficile d'établir de véritables relations malgré tous les outils de communication qui sont mis à notre disposition. La plupart restant virtuelle, il n'est plus besoin de se rencontrer pour communiquer, mais le lien est fragile car en dehors de la rencontre qui peut se faire simplement autour d'un verre, la communication est différente et je n'aime pas tout ce qui est SMS, MSN ou autre car ils sont froids, sans chaleur humaine, sans expression...

Il m'arrive de me dire qu'internet n'est pas un outil de communication mais plutôt l'inverse. On croit communiquer avec la terre entière mais en fait c'est du vent, un vent qui se lève et disparait au gré du temps qui passe. On ne communique plus vraiment...

Alors toutes ces ruptures virtuelles font mal quelquefois. Toutes ces personnes qui apparaissent puis disparaissent de ma vie sans que je m'en aperçoivent, c'est frustrant...surtout lorsque moi, je voulais garder le contact... On ne fait pas toujours comme on veut dans ce monde virtuel...les attaches y sont fragiles...

Posté par Christine_ à 10:54 - Amour et sentiments - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 03 janvier

Jour de l'an tranquille...

Que dire, si ce n'est que j'ai passé un réveillon des plus tranquille avec maman, Wanda son amie et mon frère. Nous avons mangé au Casino puis mis quelques euros dans les machines, histoire de faire quelque chose. A minuit moins le quart, nous étions rentrés. Mon frère n'apprécie pas du tout les machines à sous, il nous a stressées toute la soirée et pourtant il a quand même mis ses 20 euros, histoire de participer. Nous n'avons rien gagné à part quelques jetons pour rejouer et passer le temps.

Le premier de l'an fut des plus calme. Je suis restée calfeutrée chez moi avec l'envie de rien, même pas de m'habiller pour sortir. Finalement, ça fait du bien aussi de "trainer".

Nicole_KidmanaustraliaHier soir, avec mon frère, nous avons mangé une fondue savoyarde chez lui, tous les deux, puis nous sommes allés voir Autralia au ciné. C'était pas mal. Une belle histoire d'amour sur un fond de périple australien en 1939 lors de l'attaque par les jap's après Pearl Harbor. Quand même, cette Nicole Kidman est insolante de beauté, même sans maquillage ou presque. Le film est très beau et malgré les 2:45, on ne voit pas le temps passer. L'histoire est racontée par un jeune indigène "sang mélé" comme ils les appelaient à l'époque. J'ai passé une excellente soirée avec mon veuf préféré. Il va assez bien même s'il ne cesse de parler de celle qui vient de le quitter comme si c'était pour lui une manière de la garder en vie, dans son coeur, dans nos coeurs.

Aujoud'hui, nous sommes allés acheter une nouvelle télé pour maman. La sienne est tombée en rade et elle supportait mal sa vie sans télé. Il a donc fallut que les choses soient réparées très vite. Nous lui avons installé non sans lui avoir rapporté aussi la liste de courses qu'elle m'avait remise. Ils sont exigeants à cet age là mais c'est aussi leur survie puisque sans permis et sans voiture, il est difficile de s'assumer dans notre monde.

Voila mes journées de cette nouvelle année...

Quant aux amours, ils sont calmes même si l'un de mes amants de l'année dernière me relance depuis quelques jours. J'avais passé un merveilleux dimanche avec lui, malheureusement il s'est terminé par la mort de ma petite chienne. Il m'avait conduite avec son GPS jusqu'à la clinique vétérinaire de garde puis m'a laissée sur le trottoir avec une petite boule sans vie enroulée dans une couverture. J'avais espéré bêtement qu'il m'accompagnerait et qu'on boirait un verre ensemble ensuite histoire de me changer les idées mais c'était trop lui demander. Je crois que je lui en veux encore beaucoup mais c'était quand même un merveilleux amant... Alors que faire... prendre du bon temps en étant sûre que je ne tomberai pas amoureuse de lui...? Passer simplement un bon moment ? To bed or not to bed ??? that's the question... ;o)

 

Posté par Christine_ à 20:23 - 2009 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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