Vie de femme

Une vie simple et complexe à la fois...

mardi 25 novembre

Trace d'une étoile...

etoileJe sais que mes longues absences de la blogosphère font que je ne suis plus beaucoup lue. C'est assez surprenant comme les stats baissent petit à petit. J'ai l'impression de vous voir vous éloigner et je le comprends car j'ai fait de même avec vos blogs.

Comment écrire ou comment lire quand le temps manque, quand dans le même temps on est submergée par des émotions inconnues jusqu'alors. Comment écrire le courant de la vie quotidienne, ses petits tracas, lorsqu'on est face à la pire des choses qui puissent arriver...

J'étais là lorsqu'elle est partie. J'ai vu son visage, j'ai entendu son dernier souffle, j'ai vu mon frère serrer sa main très fort en lui disant un dernier "je t'aime"... Comment vivre normalement après cela ? Etre là, c'est tout ce que je pouvais faire pour lui et pour elle, pour eux, pour ce couple qu'il formait et qu'il forme encore. Mon frère n'a de cesse de parler d'elle, de ce qu'elle aurait voulu ou pas voulu, de ce qu'elle aimait.

Elle collectionnait les chouettes en tout genre et mon frère en a fait imprimer une sur les cartes de remerciements. A la demande de mon frère et de la soeur de H, j'ai écrit le texte que nous avons lu toute les deux à l'église et j'ai aussi écrit le texte de remerciements. Nous voulions que ça lui ressemble, nous voulions que ce soit original, que ce ne soit pas triste et ça ne l'était pas. Cela ne m'a pas empéchée d'être émue lors de la lecture en pensant que je ne parviendrais pas au bout. Heureusement, nous étions deux et cela aide énormément pour reprendre sa respiration et calmer ses émotions.

Depuis la vie à repris son cours. Mon frère est noyé sous les paperasses dont il n'a pas eu le temps de s'occuper depuis des mois tout dévoué qu'il était à sa petite malade.

J'ai passé plusieurs soirées avec lui depuis. Ce que nous avons vécu ensemble nous a lié encore plus. Il m'a invitée à partager son diner ce soir et nous allons au cinéma demain. Je l'ai chargé de choisir le film. Mercredi, il est invité chez des amis qui appréciait beaucoup H. Nous ne le lachons pas mais j'imagine combien cela doit être dur lorsqu'il se retrouve seul chez lui avec tous ces souvenirs qu'elle a laissé partout.

Mon frère a perdu sa femme et le lendemain il faisait piquer son compagnon depuis des années, très malade lui aussi. C'est comme si ce labrador blanc, avait suivi la maladie de sa maitresse. Il ne lui a pas survécu plus de quelques heures alors qu'elle était hospitalisée depuis plus de deux mois. Les animaux ont encore bien des mystères à nous révéler...

Heureusement, ils avaient le couple et mon frère reste avec sa femelle labrador. Elle est surprenante, elle sourit. Je crois que c'est le seul chien que j'ai vu sourire. Je l'avais récupérée dans une famille où elle était maltraitée et l'ai gardé 6 mois avant de la donner à H. qui voulait une compagne pour son labrador. En lui donnant, je lui ai dit : "Tu sais, elle sourit quand elle est contente" et ma belle-soeur s'est foutu de moi. Par la suite elle m'a dit "c'est vrai qu'elle sourit... Je me demandais si tu n'avais pas perdu un peu la raison en me disant cela mais maintenant je peux te le dire, elle sourit...".

Voilà ce qu'il nous reste, des tonnes de souvenirs qui vont jaillir comme des jesers quand on pensait les avoir oubliés. Des images qui vont passer devant nos yeux comme des photos qui peu à peu vont devenir floues jusqu'à ne plus voir très nettement les visages.

Nous ne sommes finalement que peu de chose dans ce monde. Mais on laisse une trace pour quelques années dans le coeur de ceux qui restent pour se souvenir... Combien de temps ? 20 ans, 30 ans, une génération ? Deux générations ? et puis on tombe dans l'oubli comme nous l'étions avant d'apparaître sur cette terre.

   

Posté par Christine_ à 00:05 - Famille - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


lundi 17 novembre

Message pour les amoureux de l'écriture...

Je me fais la messagère du Garde-mots, blog que je vous conseille  :

Du 17 au 30 novembre sur le blog du Garde-mots :
GRAND CONCOURS "ECRITURE"
A gagner : un stylo et deux exemplaires de l'Almanach du Garde-mots (éditions Jacques André).
Faites-le savoir à vos amis.

http://blog.legardemots.fr/post/2008/10/16/Grand-concours-Ecriture

Posté par Christine_ à 00:43 - Textes amis, pour le plaisir... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 05 novembre

Elle...

Elle nous a quittés lundi. Elle est partie doucement, lentement comme dans un profond sommeil.

Mon frère, son mari, était sorti de la chambre quelques minutes pour faire une course après avoir passé la nuit auprès d'elle à la clinique. Les médecins l'avait prévenu : "Nous sommes allés au bout du possible..."
J'avais ma main dans la sienne, écoutant sa respiration lorsque celle-ci s'est arrêtée. Mon coeur s'est alors  mis à battre la chamade. J'ai serré sa main, je lui ai dit de ne pas partir, que son mari (mon frère) allait revenir très vite et alors, chose incroyable, sa respiration a repris, difficile mais régulière à nouveau. Je suis sortie de la chambre et j'ai vite appelé mon frère en lui demandant de faire vite. Il est arrivé et quelques minutes plus tard c'est sa main dans la sienne, qu'elle nous a quittés.

Elle avait 48 ans et avait contracté un cancer il y a dix ans en suivant un traitement hormonal pour avoir des enfants...Elle était un rayon de soleil, pompier volontaire, sportive (elle avait fait le BRA en vélo), attentive aux autres, ouverte, rieuse. Même durant sa maladie, elle ne s'est jamais plainte. Elle est un exemple de force et de courage. Dix ans de galères n'ont jamais entamé sa bonne humeur et ses éclats de rire résonnent encore sur nos mûrs.

Je n'ai casi pas quitté mon frère depuis cet instant terrible que nous avons partagés. Je sais que le plus dur reste à venir et que les formalités terminées, la vie reprenant son cour, le manque de ma petite belle-soeur sera énorme pour toute notre famille mais qu'il sera encore plus intense pour celui qui partageait sa vie et l'a entourée de tout son amour et son dévouement dans sa galère.

==> rajouté le 7/11

Comme le dit Nicky, j'ai déjà évoqué quelques souvenir avec ma petite belle-soeur ICI http://viedefemme.canalblog.com/archives/2007/06/30/5477133.html
http://viedefemme.canalblog.com/archives/2008/06/08/9491894.html
http://viedefemme.canalblog.com/archives/2006/05/28/1968781.html

Posté par Christine_ à 22:27 - Chocs - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 02 novembre

Et celle-ci...pour mes filles... ;)

Musique de Jean Philippe Goude - Lieber Hans
Petit poème de moi...il y a maintenant...25 ans :(

Attendez le chargement total avant d'écouter... ;)

Posté par Christine_ à 10:29 - Vie de femme - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

Je m'y suis essayée.... ;)

Musique de Jean Philippe Goude - Picnic
Petit poème de moi
Logiciel utilisé en téléchargement gratuit sur internet : Audacity
Alors... pourquoi pas vous... le logiciel, un CD, un micro et le tour est joué ;o)

Cliquez sur la petite flèche == >

________________________________________________

Passez votre souris à côté des photos pour voir le texte

CA4FOHE5

Vie de femme

   

   

BR_R4133La vie tranquille, la vie paisible
D'une écolière de la vallée
Enfermée dans ses rêves sensibles
A l'amour, à l'éternité

Le monde autour est amitié
La famille c'est amour, toujours
Ses yeux rayonnent de gaité
Son bonheur, la lumière du jour

La liberté est dans sa tête
De penser, d'imaginer
Que tout ce qui peut être fête
Devienne un jour réalité

CA3NFJKJLa vie tranquille, la vie paisible
D'une femme de la vallée
Posée doucement sur la cible
Que Cupidon a dressée

Le monde autour s'est animé
L'amour l'a gagnée pour toujours
Ses yeux brillent à la pensée
D'une nuit donnée sans détour

La liberté est dans sa tête
De penser, d'imaginer
Que c'est peut-être là la fête
Devenue soudain réalité

CAO125SPLa vie tranquille, la vie paisible
D'une mère de la vallée
Face au souffle pénible
Eprouvant sa fragilité

Le monde autour est mouvementé
La famille c'est travail, toujours
Ses yeux fatiguent de veiller
Ouverts dès les lueurs du jour

La liberté est dans sa tête
De penser, d'imaginer
Qu'elle aimerait être à la fête
Mais, ce n'est plus réalité

CAG5W5MPLa vie tranquille, la vie paisible
D'une vieille de la vallée
Pour qui marcher devient possible
Avec une canne à ses côtés

Le monde autour est désolé
Fenêtre, fauteuil, son seul parcourt
Ses yeux se ferment fatigués
Oubliant les heures pour toujours

La liberté était dans sa tête
De penser d'imaginer
Que tout aurait pu être fête
Très loin de la réalité

Posté par Christine_ à 00:51 - Mes délires d'écritures - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1