ruptureC'est la fin d'une belle histoire. Il est reparti chez lui vers le nord Isère et elle est restée chez elle. Elle ne l'aime plus m'a t'elle dit d'autant qu'il est parti précipitemment un lundi, la laissant sans recourt pour la garde de nuit. Elle m'a donc appelée en urgence ce jour là, me demandant si je pouvais venir m'occuper d'elle, Lui, ayant du partir en urgence. Elle m'a expliqué par la suite que leur histoire était terminée, qu'elle n'éprouvait plus d'amour pour lui et que, de plus, il l'avait laissée seule sans se soucier si elle trouverait quelqu'un pour la nuit...

J'avais retrouvé un peu de liberté dans mes soirées notamment les WE lorsqu'il venait chez elle et par la suite, lorsqu'il s'est installé début septembre. Elle m'avait dit ne plus avoir besoin de mes services et j'avoue que de retrouver mes soirées libre de toutes contraintes m'avait fait un bien fou. Ma blondinette aussi, a apprécié, bien que le petit pécule de fin de mois lui manquait un peu.

Nous reprenons donc notre travail de nuit pratiquement à deux car la troisième personne est de plus en plus indisponible. J'ai donc travaillé lundi et mercredi et je reprends le flambeau pour vendredi et samedi soir... Que reste t'il de mon WE ? pas grand chose...

Je ne peux plus conjuguer nuit chez N et bureau la journée... Je n'ai plus une minute à moi et je suis de plus en plus fatiguée. Le plus que j'ai en fin de mois ne suffit plus à me motiver. La petite chambre où nous domons chez elle est une dressing  dans lequel un petit lit a été placé. Il n'y a pas de fenêtre et, pour moi, c'est de plus en plus dur et je dors très mal dans cet espace réduit sans possibilité de me mettre à une fenêtre pour simplement humer l'air du dehors. Alors, après avoir couché N, je lis jusqu'à point d'heure et le réveil à 6:00 n'est pas toujours facile. Je m'occupe d'elle puis je m'habille, me lave rapidement les dents pour ne pas faire trop de bruit, et je rentre chez moi afin de me préparer pour reprendre ma journée au bureau. Je n'ai pas non plus le loisir de me préparer un café "cela fait trop de bruit" dit-elle et elle souhaite dormir tranquille jusqu'à 8 heures, heure à laquelle une personne vient pour la lever et la doucher.

C'est donc comme une zombie que je regagne mes pénates, au levé du jour. La circulation est fluide, j'écoute les infos du jour durant les vingt minutes de trajet.

Ces nuits sont de plus en plus fatiguantes pour moi et j'espère très bientôt qu'elle trouvera des personnes pour me remplacer. J'ai besoin d'avoir mes soirées à moi, de ne pas stresser dès le matin parce que je sais que je ne passerai pas une bonne nuit, dans MES draps, dans MON lit, sous MA couette...

Ma blondinette et moi étions heureuse de cette histoire naissante entre N et B. Nous avons été très déçues d'apprendre que tout était terminé aussi vite que ça a commencé... jusqu'à la prochaine où elle nous donnera à nouveau congés... Après tout, c'est elle la patronne...

Au bureau, il m'arrive d'être très fatiguée, pas vraiment à ce que je fais et cela me mine un peu. De plus je n'ai plus beaucoup de soirée à moi et je dois toujours avoir les yeux sur mon planning (très chargé pour ce mois de septembre) avant d'accepter une invitation... Pour donner une idée, mon planning de ce mois est pris le 8, 10, 15, 17, 19, 20, 22,26,28 et 30. Le plus dur, ce sont les WE comme vendredi et samedi... Là, pas de répis et pas de grasse mat. Levée à 6 h30, retour à la maison et souvent il ne m'est pas possible de me recoucher. Je fais alors une petite sieste l'après midi et la journée passe sans que je m'en sois aperçue et il faut déjà repartir.

Je suis au bout du rouleau... mais j'ai quand même une belle compensation avec beauxyeuxnoisette que j'ai revu mardi soir...