...que je n'écrivais plus très souvent ici et pourtant j'en aurais des trucs à raconter...

D'abord que N., la personne handicapée dont je m'occupais n'a plus besoin des services de ses auxiliaires médicales, dont je faisais partie. En effet, son histoire d'amour, dont j'ai un peu été le témoin malgré moi, se confirme et B. va s'installer chez elle et s'occuper de sa nouvelle compagne. Ils ont passé quelques jours ensemble en Italie et ont décidé de ne plus se séparer. C'est une belle histoire d'amour n'est-ce pas ? Je suis très heureuse pour elle même si je sais que je n'aurais plus vraiment l'occasion de passer ces moments sympathiques avec elle lors de ses repas où nous échangions beaucoup sur nos vies respectives ou lors du coucher où nous discutions de tout et de rien comme des cancanières... j'appréciais beaucoup...

Ma vie affective à moi est très calme. Quelques contact de ci de là mais rien de très passionnants. En fait, en discutant hier soir au tél avec Pierre il m'est venu à l'esprit que je recherchais W dans tous les hommes que je rencontrais. Cela m'est apparu comme une évidence et tant que je ne le retrouverais pas ou au moins quelques traits de son caractère, je ne serais pas satisfaite. Et puis, ces rencontres virtuelles me fatiguent vraiment. Toutes ces questions que je me pose avant et après, toutes ces deceptions qui s'accumulent les unes sur les autres font que j'ai un ras le bol du tchat, du téléphone avec un inconnu. J'ai envie de rencontrer quelqu'un ... mais qui ? Où ? Quand ? Comment ? Je ne sais plus...

Au final, l'amitié amoureuse me semble être ce qui me convient aujourd'hui alors que je ne savais même pas ce que c'était il y a quelques mois. Ce type de relation a le mérite de combler le déficit affectif et en même temps de garder sa liberté.

Hier soir j'ai invité un ami de longue date avec qui j'avais eu quelques relations rapprochées. Il s'appelait lui-même le "dépanneur". Ce terme m'a fait rire mais il avait raison dans le sens où il était là pour assouvir nos besoins affectifs et les siens. Le repas a été très sympathique. J'ai passé un excellent moment et j'ai appris que notre dépanneur était amoureux d'une belle plante de 1.80, vivant à Paris, fréquentant les peoples... Je lui ai fait part de ma surprise et en même temps de la satisfaction de voir qu'un "dépanneur" peut aussi tomber éperdument amoureux... bien fait !!! ;o) Je n'ai donc pas été dépannée de mon manque affectif mais ce n'est pas grave, j'étais très heureuse pour lui et surtout, ce qui me parait le plus important, c'est que cette soirée m'a permis de tisser des liens amicaux avec lui. Nous garderons donc le contact, tout simplement, et il m'a dit cette chose somme toute rigolote : " si tu as besoin de conseils, je suis là, n'oublie pas...". Non, non, j'oublie pas.

Et puis il y a cet homme, connu sur m.tic de 10 ans mon cadet. Il dit ne pas apprécier les femmes de son age ou plus jeunes et préfère de loin les femmes plus "mûres" car elle sont je cite " beaucoup plus épanouies et elles savent ce qu'elle veulent ou ne veulent pas". Ouè... me voilà à nouveau en plein questionnement ... Je n'ai pas encore rencontré cet homme mais une conversation téléphonique ne m'a pas laissée indifférente. Arffffff il va falloir que je chausse mon armure...

Il est parti quelques jours en Ardèche avec sa fille et m'a dit qu'il me contacterait à son retour... Que faire ? L'age n'est pas un barrage pour moi mais quand même, 10 ans ça fait beaucoup, pas vrai ?

J'ai discuté de cette rencontre avec un ami, dragueur, qui m'a dit "méfis toi, certains hommes savent très bien qu'il est beaucoup plus facile de faire tomber dans ses filets une femme quinqua qu'une jeune femme et en profitent"... Tsssssssss me voilà à nouveau emplie de doutes... Serais-je assez perspicace pour voir ou déceler le dragueur éventuel ? Je ne sais pas, il m'arrive d'être très blonde quelquefois et surtout de me rendre aveugle en pensant que peut-être je pourrais me tromper et le faire fuir... Que faire alors ? Brancher les capteurs ? Analyser chaque mot, chaque geste ? Difficile d'être naturelle avec un tel fardeau. Bâ... je verrais bien, et si je me ramasse j'aurais au moins su profiter des bons moments...

Mon Viennois est aussi de retour. On devrait se revoir bientôt car on a jamais perdu le contact. Il a été là, très présent lors de mon séjour en clinique et lors de ma convalescence. Nous avons beaucoup échangé mais je n'ai pas réussi à percer sa "carapace"... C'est un véritable exercice de style qu'il faut avoir avec lui. Il est comme un animal sauvage qui ne se laisse apprivoiser que s'il le souhaite. J'aime bien ce genre de défit. Je ne m'épanouie pas dans la facilité... mais bon... c'est fatiguant et quelquefois éprouvant nerveusement.

J'ai également un autre contact qui me propose de m'emmener une journée en montagne, il m'a même proposé des chaussures de montagne. Passer la journée avec un inconnu ? Dur dur... Et s'il ne me plait pas ? Si je ne lui plais pas ? Il faudra quand même passer des heures à discuter, à crapahuter ?? Je ne sais pas quoi faire, vraiment. Il attend que je le rappelle mais ça me sert les tripes...

En fait j'ai très peur de ne pas plaire à un homme qui me plait. Je prends cela à chaque fois comme un coup de poignard, une remise en question de ce que je suis, déjà que je n'ai pas très confiance en moi, ces rencontres n'arrangent pas les choses. Je me demande si je suis réellement faite pour ces rencontres virtuelles. Je préfèrerais, et de loin, rencontrer un homme comme ça, dans la rue, dans un bar. Un homme qui me remarque et que je remarque... Mais ce n'est pas facile par les temps qui courent ...