mailJ'ai reçu deux mails aujourd'hui, deux mails, d'amis blogueurs, auxquels je ne m'attendais pas mais qui m'ont fait beaucoup de bien et je les remercie du fond de mon petit coeur meurtri. Alors je reviens mettre ma petite patte ici, de manière un peu freînée, avec l'envie de ne pas raconter, de ne pas dire, de ne pas me livrer. C'est ainsi.

Je n'ai pas le moral au beau fixe c'est le moins qu'on puisse dire. Je me traîne chez moi avec l'envie de ne rien entreprendre, de ne rien faire, d'attendre... attendre quoi ? Que le temps arrange les choses. C'est au-dela d'une souffrance sentimentale, c'est au-dela d'une souffrance physique, ça ne s'explique pas, ça se vit.

Alors on peut se demander si j'ai le droit ? Je peux me demander si j'ai le droit ? Ma belle-soeur a un cancer qui la ronge depuis des années, ma mère a bientôt 80 ans et garde un moral d'enfer, mes filles se battent contre la cruauté de la vie professionnelle et moi je suis là, lasse, érante.

J'ai cependant permis à ma fille cadette, harcelée par son patron, d'obtenir un licenciement en bonne et due forme suite à la démission forcée qu'elle a dû lui envoyer, étant incapable psychologiquement de reprendre son travail. Je l'ai aidée du mieux que j'ai pu en étant virulente dans les lettres adressées à ce patron. Accompagnée d'un bénévole des prud'hommes, elle a pu obtenir gain de cause et va recevoir son licenciement qui lui permettra de récupérer ses droits au chômage.

Je me bats comme une lionne pour les autres mais je suis incapable de le faire pour moi-même comme si j'avais envie de me blottir dans un cocon, de me faire cocooner, de me faire caresser, aimer sans conditions, qu'on s'occupe de moi, qu'on me bichonne, qu'on m'aide. Mais cette aide je ne pourrais la trouver qu'en moi. Je n'ai plus l'age d'être bichonnée... et pourtant, quel plaisir ce serait.

J'ai entamé un régime d'enfer mais finalement très facile à faire et j'espère bien que cela me fera entamer une courbe descendante de mon poids qui actuellement me mine aussi le moral.

Je vais également subir le mois prochain une intervention chirurgicale qui va m'obliger à m'arrêter durant 4 semaines après 5 jours d'hospitalisation. Peut-être que cet arrêt obligé va me permettre de refaire le point. Le chirurgien que j'ai vu ce matin m'a donné beaucoup d'espoir et m'a dit que je retrouverais presque mon corps de jeune fille... enfin... tout est relatif hein ?

Après tout cela, si je ne suis pas en pleine forme... je n'aurais plus qu'à envisager de me suicider en me jetant devant le premier éléphant ou dinosaure qui passera devant chez moi ;)