granvalJe mets à profit ces vacances pour m'"instructionner" un peu et je suis tombée sur ce livre de Christian Signol, Les Messieurs de Granval.

Au premier abord, je pensais, qu'après la lecture des premières pages, je laisserais tomber comme il m'arrive de le faire lorsque le livre ne m'accroche pas et puis les pages ont défilées sous mes doigts avec une rapidité déconcertante. En refermant le livre, je n'avais qu'une envie, le reprendre très vite. Il ne m'a donc pas quittée, de ma table de chevet à mon petit déjeuner et à mes séjours plage sous le parasol.

Voici le Résumé du livre piqué chez Evene.

"Les vignes de Sainte-Colombe', 'Ce que vivent les hommes'... Les sagas de Christian Signol ressuscitent des époques révolues, des personnages inoubliables. Du milieu du XIXe siècle à l'aube du XXe, le romancier fait revivre ici une petite fonderie aux confins du Périgord et du Limousin, sur laquelle règne la dynastie des Grandval. Dans la vallée de l'Auvézère, on est maître de forge de père en fils, et Fabien, l'aîné, succédera au patriarche Eloi, fut-ce au prix de son bonheur, de sa liberté. Amours interdites, destins brisés ou accomplis, lutte des classes... Christian Signol tresse la destinée des gens du château et de ceux qui les servent, ouvriers ou paysans."

Je voulais lire un livre écrit par un homme, une histoire d'amour vue au travers des yeux d'un homme. Il est vrai que l'époque n'est pas la même et que la relation homme/femme, très bien décrite dans le livre, était fort différente de ce que l'on vit aujourd'hui. J'ai apprécié cette histoire d'amour naissant à l'adolescence, discrète, se forgeant petit à petit aux travers de simples regards, de simples gestes. Cela m'a rappelé mes amours de jeunesse. Cette période de notre vie où on est un peu gauche, où on ne sait pas quoi faire, où les gestes, les regards comptent plus que la parole, où un simple frôlement de main pouvait provoquer en nous un frémissement tel qu'il nous faisait perdre tout nos moyens et où tous nos sens s'éveillaient brutalement, convergeant inexorablement vers ce contact qui nous faisait tout oublier alentours, annihilant tous nos sens pour ne penser qu'à cette main posée discrètement sur la notre.

Cet amour décrit par un homme semble encore plus beau, plus profond. Malgré les interdits, malgré la distance, malgré les soucis liés au travail important des forges, l'amour reste présent à chaque page du livre. Une femme, une seule occupera l'esprit de Fabien durant des années. C'est un peu hallucinant mais il me semble que les hommes oublient rarement leur premier véritable amour, celle qui a déchaînée en eux les premiers émois, les premiers désirs. Elle aussi n'oubliera jamais cet homme qu'elle a connu enfant et dans les bras de qui elle s'est blottie un jour d'orage.

A lire pour les âmes romantiques mais aussi pour le côté historique, économique et politique qui reste très important dans le livre.