tribuna_grenobleDans l'un de mes précédents messages, je vous faisais part de ma déception à ma sortie de la cour d'appel, devant les réactions du Premier Président.

Nous avons reçu ce matin le délibéré qui a eu lieu le 23/05 et à ma grande surprise, la décision de la batonnière a été infirmée et notre avocat a été condamné aux dépens (c'est à dire rien, puisque nous n'avons rien demandé).

Phrase importante qu'il faut retenir :
"Attendu que quelqu'ait été la qualité du travail fait, l'honoraire de résultat n'est pas conventionnnellement exigible sur la majoration de la rente."

Le doute est levé et malgré tout ce que j'ai pu lire à ce propos, sur divers sites d'avocats et autres forums juridiques, sur lesquels, je me suis même fait quelquefois rembarrée méchamment, je suis heureuse que le Premier Président m'aie donné raison.

La majorité des avocats était indignée que je puisse réagir comme si cette profession était intouchable. Et bien je suis désolée, mais il se peut que les avocats aient tord.

Si je n'avais pas stoppé ma mère, elle aurait envoyé le soir même de la réception du courrier de mise en demeure de l'avocat, le chèque réclamé.

Au final, je pense que je ne me battais plus pour l'argent de ma mère, mais pour moi. Cette bataille, je voulais la réussir tout comme celle du procès qui opposait ma famille à l'employeur de mon père, une grande entreprise nationale. Nous avons gagné le procès, la maladie professionnelle et la faute inexcusable ont été reconnues, nous avons gagné face à notre avocat, il a été débouté de sa demande concernant les 10% d'honoraires de résultat sur la rente perçue par ma mère suite au précédent procès...

N'est-ce pas là une grande satisfaction de savoir que nous étions dans nos droits, jusqu'au bout, et qu'aujourd'hui, enfin, le doute sur ce que j'avais entrepris est définitivement levé et que la justice nous a donné raison sur toute la ligne ? 

Bien sûr, notre avocat peut aller en cassation et il le fera, peut-être, mais cela signifierait pour lui, qu'il met en doute la décision du  Premier Président et je ne pense pas qu'il en aura le cran.

Affaire à suivre, donc, mais arrosage en vue ...

Moralité : même si la justice vous fait peur, on peut lui faire confiance. N'hésitez pas à aller jusqu'au bout de votre démarche si vous pensez être dans votre bon droit.