tribuna_grenobleJe sors du tribunal. J'ai encore dans la tête le regard du premier président, perçant, machouillant ses lunettes, l'air de dire "cause toujours, tu m'intéresses".
Je suis déçue, bien sûr, mais en même temps il m'était difficile de faire mieux face à un avocat qui plaide depuis 33 ans alors que c'était ma première. Je ne me suis pas trop mal défendue, indiquant même un moment à l'avocat que son discourt était hors de propos car il partait dans une argumentation qui ne tenait pas la route face au problème qui nous intéressait.
La conclusion du premier président à été "En fait, il ne s'agit là que d'un problème de signature" ce que j'ai acquiésé.
Ce fut un moment difficile et j'avoue que j'avais du mal à me calmer me rappelant du moment où mon avocat s'est mis en colère lorsque je lui ai dit que je n'avais pas  eu connaissance des lettres dont il faisait mention écrites en notre nom auprès de la CPAM.
J'ai transmis les conclusions ainsi que les pièces que j'ai jugée importantes au 1er Président mais dans le regard qu'il portait sur moi et dans les questions qu'il me posait, un petit sourire entendu au coin des lèvres, j'ai eu l'impression que la cause était perdue.
Nous attendrons le 23/05 pour le délibéré.
Je me sens soudainement libérée d'un poids. Le mur que j'avais devant moi est franchi. Il ne reste plus qu'à attendre même si je m'en veux de ne pas avoir dit tout ce que j'aurais voulu dire et qui vient après coup, lorsque c'est trop tard, comme toujours dans mon cas...