lacagedoreeAh, le bonheur des femmes, quel sujet passionnant pour les hommes...mais enfin, une question se pose, pourquoi une femme n'est-elle jamais totalement heureuse ?

Je vais ici donner la recette aux femmes pour qu'elles soient pleinement épanouies. Je parle essentiellement des femmes qui travaillent mais il se peut que les autres se reconnaissent aussi.

Une femme se lève le samedi matin et là, elle éprouve un petit moment de bonheur a boire son café un peu plus tard que d'habitude, sans se presser quoique... elle pense soudain qu'il serait sympathique comme il fait beau d'aller marcher une petite heure. Après tout c'est important pour sa ligne et si elle ne le fait pas, elle va culpabiliser. Elle s'habille donc et sort faire son tour avec ou sans son animal de compagnie. C'est plus motivant avec, mais là c'est selon. Sur le chemin du retour elle pense qu'elle aurait dû mettre en route une machine à laver... et pffffff le plaisir de la promenade part en fumée. Elle rentre rapidement et s'exécute. Enfants et mari se sont levés, ils déjeunent paisiblement. Le mari l'interroge sur l'heure à laquelle elle a fait le café car il est froid. Elle se saisit de sa tasse et la fourre au micro ondes évitant ainsi toute discussion.

Elle remplie la machine à laver pendant que le père et ses enfants se fourrent devant la playstation ou le jeu en réseau qu'ils n'ont pas pû terminer la veille et qui est des plus important, une partie de haute voltige.

Finalement c'est mieux ainsi, ils débarassent le plancher pour qu'elle puisse le nettoyer tranquille, non sans avoir fait le lavabo, les toilettes et la poussière avant. Elle se dit qu'elle va se poser un moment. Tout est nickel et elle a bien le droit à son petit moment de détente. Elle monte dans sa chambre et s'allonge cinq minutes avec un bouquin lorsqu'elle entends un cri au bas de l'escalier
- Mamannnnnnnn, t'es où ??? t'as mis où mes chaussettes rouge et noires ?
- Pourquoi ?
- Non rien, c'est pas grave, je vais chercher...

Et là, le petit moment de bonheur s'étiole en fumée et on se demande où il va bien pouvoir chercher sans même savoir où se trouve la corbeille de linge propre ou sale ou à repasser. Impossible de continuer la lecture...

La pause terminée, elle connait son menu qu'elle a concocté la veille afin d'avoir l'esprit tranquille. Elle descend, entre dans la cuisine lorsqu'elle entend cette phrase que la majorité des psychologue qualifieront de traumatisante avec de graves sequelles indélébiles et irréversibles qui feront qu'à chacun de ces mots, la femme se retrouvera dans un état d'anxiété tel qu'il lui faudra quelques heures avant de s'en remettre. Ce n'est pas tant le sens même de la phrase qui est traumatisant mais sa répétition dans le temps...
- On mange quoi ?

Et là c'est la déprime totale.  Ces trois mots mis bout à bout en permanence font sonner le glas. Ils sont le reflets de son rôle. On lui demande pas comment elle va, on lui dit pas des mots gentils mais on lui demande "On mange quoi ?". Elle a envie de claquer la porte et de les laisser se débrouiller seuls. Mais elle a un rôle à jouer, un rôle de mère, un rôle de femme qu'on lui a inculqué depuis longtemps alors elle répond en décrivant le menu devant des "chouette, j'adore" qui retournent aussi sec à leurs occupations.

Le repas préparé, elle leur demande de venir à table et là un autre mot traumatisant pour elle se profile à l'horizon, elle le sent venir, elle l'entend déjà ce mot... "ATTENDS !". Attendre, mais quoi ? C'est eux qui devraient l'attendre et non l'inverse. Mais elle a l'habitude et elle anticipe le "A table" afin que ce soit eux qui attendent au final.

L'après-midi se présente un peu plus cool. Elle repense à son livre et se dit qu'après avoir tout rangé avec mari et enfants, elle va pouvoir continuer cette histoire passionnante. Elle remonte, s'allonge et ouvre son livre. Hmmm c'est bon de pouvoir s'allonger, s'étirer. Elle se plonge délicieusement dans son histoire quand tout à coup on sonne à la porte. Elle demande à son mari de qui il s'agit. Il répond qu'il a eu son pote au tel ce matin et qu'il l'a invité à boire le café avec sa femme. Sa gorge se sert, elle a envie de hurler mais n'en fait rien et en toute bonne maîtresse de maison qui se respecte, malgré l'immense plaisir qu'elle aurait à rester dans son livre, elle se lève, se recoiffe et descend pour se joindre à ses invités. L'après-midi se passe, elle papotte avec la femme de l'ami de son mari pendant que, lui, lui montre sa dernière installation sur son pc. C'est pas de chance, mais elle n'a pas vraiment d'atômes crochus avec cette nana qui ne parle que de ses enfants, grossesses, maladies et au final, elle s'ennuie à mourir durant au moins deux bonnes heures. Ils repartent enfin car elle à trouvé un moment pour souffler discrètement à l'oreille de son tendre époux qu'IL EST HORS DE QUESTION QU'ILS RESTENT CE SOIR A MANGER. Le mari, un peu surpris acquièse et les invités prennent congés sans s'apercevoir de rien sauf qu'il ont rendu visite à un couple merveilleux, qu'ils ont passé un agréable moment et qu'ils reviendront.

Elle décide alors d'étendre le linge et propose à son mari d'aller faire une petite balade, ce qu'il refuse "Hmmm nan, j'ai pas très envie noune". Elle s'installe alors sur sa terrasse avec une revue pour voir les programmes du soir à la télé et là elle s'aperçoit avec horreur qu'il y a un match de foot qui parait très important. Les enfants qu'elle n'a pas vu de la journée rentre avec une faim de loup. Elle leur prépare un en-cas pendant qu'ils passent à la douche. "C'est tout ce qu'on mange ce soir, ose demander le mari ?" Elle ne répond pas et décide d'aller voir si son linge a séché. Son mari surpris de son silence la suit et l'observe de loin. Elle récupère le linge, tout à ses pensées, lorsqu'il sort de sa cachette brusquement avec un BOUUUuuuuUUUU ! qui la fait s'accrocher au fil qui se casse net. Le linge tombe au sol et là... elle hurle tous les silences accumulés dans la journée, tourne le dos et s'en va en colère. Elle prend sa voiture, met la musique à font et s'en va faire un tour, seule, tranquille, c'est le bonheur....

Le mari reste les bras ballants se demandant pouquoi cette réaction. Tin c'est juste un fil qui s'est cassé ! c'est pas ma faute quand même. Ah les femmes !!! J'y comprendrais jamais rien ...

Le bonheur ne tient qu'à un fil ... d'étendage parfois ;-))

Alors mesdames, pour être pleinement épanouies, cessez de vous taire et d'être une femme modèle...