(Illustration : Avoir et être par Yves Duteil)

Avoir_et_Etre___Ecriture_1

Parce qu’il est des jours où il vaut mieux écrire n’importe quoi que de s’enfermer dans des pensées stériles, parce qu’il est des jours où la feuille blanche se transforme en fenêtre, une fenêtre à travers laquelle on dessine le paysage que l’on a envie d’y voir.

Cette fenêtre ouverte produit un courant d’air qui balaie nos idées noires, qui les purges, qui les delete.

Canceled les idées, au moins pour un temps, au moins le temps d’écrire quelques lignes de n’importe quoi, quelques lignes comme une libération, comme une projection vers ce qui n’est pas, vers notre imaginaire. L’écriture occupe à cet instant tout l’encéphale, elle l’éclaire, le purifie. Les neurones sont monopolisés, embauchés, enrôlés, recrutés, promis à construire, à réveiller l’instinct  de l’écrivain bon ou mauvais qui est en nous. Etre lu ou non, quelle importance tant c'est dans le geste de construire que l'on se libère. 

Pendant que la page se noircie, l’esprit s’éclaire, se tranquillise, se détend, se prépare au repos.

Sur ce, je monopolise une dernière fois mes neurones pour vous souhaiter une excellente journée.